Rester plus longtemps me semblait insupportable aussi commençai-je à prendre la direction qui menait vers le parc. J'avais à peine bougé que ta main retenait la mienne délicatement. J'en étais bouche-bée. & quand je me suis noyée dans l'océan de tes yeux azurs, nous ne faisions qu'un. Je ne voulais plus 'quitter ton navire'. Au fond de moi, je voulais rester, rester avec toi encore un peu. Nous ne nous parlions pas pourtant il y avait un 'quelque chose' qui nous unissait dans notre silence. Je sondais ton coeur à la recherche de l'inconnu. Sans le vouloir, tu m'as offert plus que je ne l'imaginais: l'Amour. Est-ce bien comme cela que se nomme ce sentiment?
Tout à coup, l'horloge de la cathédrale sonna midi. J'avais un rendez-vous alors je suis partie sans rien dire, te laissant seul devant le café. Tu me regardas marcher. Tu n'eus pas la force de me rejoindre. Tu restas donc à ta place dans la méme position. Je ne savais pas si je te reverrai un jour. Par la suite, je m'en suis voulue de ne pas t'avoir demandé comment tu te prénommais & ton numéro de téléphone mais sur le coup, je n'y avais pas pensé. J'étais paralysée par l'intensité de cet instant magique. Tu m'obsédais. Tu m'absorbais. Mon coeur se serrait tellement que j'aurai pu mourir d'une crise cardiaque. Je ne cessais de penser à toi toute la journée. Chaque parcelle de mon corps t'appartenait. Fort heureusement pour moi, le Hasard se mit de mon coté & mon supplice s'acheva. Nous nous sommes recroisés sur les bancs de l'école, (le dernier endroit au Monde où je pensais pouvoir te recroiser) mais là, c'est toi qui est venu à ma rencontre...